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| L'entretien récurrent de la voie |
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Pourquoi entretenir une voie ferrée ? L’entretien de la voie se justifie par la nécessité de maintenir dans les tolérances les normes fondamentales (écartement, profil en long, profil en travers, variation en devers, côtes de sauvegarde dans les appareils de voie, etc. ) dans le but de sécuriser l’exploitation En quoi consiste l’entretien du réseau ferroviaire ? L’entretien du réseau ferroviaire consiste en un transfert sur la voie de normes répondant à des paramètres et procédures arrêtés par les experts du matériel roulant et des installations fixes ferroviaires. Afin d’éviter tout incident (déraillement), des tolérances dans la maintenance de ces différents infrastructures et équipements (voies et matériels) ont été aussi déterminées et doivent être respectées de manière très rigoureuse par tous les différents agents de maintenance. Les causes de la dégradation de la voie La dégradation des principaux éléments constitutifs de la voie peut être accélérée par :
Les interventions Nous pouvons distinguer deux types d’interventions : La réparation de la voie suite à un déraillement : Il y a des opérations qui, sans pouvoir être programmées à long terme, nécessitent une intervention immédiate dès leur apparition. On pourrait les appeler des réparations inopinées. Entretien programmé La fréquence de l’entretien de voie fait l’objet d’une planification. Les dégradations dont l’évolution est souvent mesurée et suivie sont exécutées suivant un programme correspondant à la philosophie des dirigeants de chaque réseau ferroviaire. Avec notre partenaire CAMRAIL, il a été arrêté des programmes semestriels. Chaque responsable de section se charge donc, pendant six (06) mois, de l’établissement des programmes hebdomadaires des travaux, en fonction des urgences, des approvisionnements en matériaux (rails, traverse, petit matériel etc.) et du programme budgétaire. Les étapes de réparations Les travaux de voie peuvent être repartis en trois (3) groupes :
Les réparations permettent d’allonger le plus possible la vie des éléments constitutifs de la voie ( rails, traverses, ballast). Elles nécessitent un outillage mécanique simple et une petite main d’œuvre.
Malgré les interventions mentionnées ci-dessus, l’usure de certains éléments devient si avancée que seul leur remplacement peut assurer la circulation en toute sécurité . Cette limite d’usure peut se caractériser par des traverses en bois complètement pourries, par des traverses métalliques trop oxydées avec apparition de fissures , par un ballast pollué et colmaté. Cette catégorie de réparation a donc pour but , de remplacer ou de traiter sur de grandes longueurs de voie les éléments détériorés.
Quel que soit l’accent mis tant sur le petit entretien que sur les grosses réparations, l’usure et le vieillissement des différents éléments constitutifs de la voie atteignent un seuil tel que seul leur renouvellement permettra d’obtenir une voie exploitable en toute sécurité. Il serait souhaitable d’espacer au maximum les fréquences de renouvellement de la voie, car ce sont des opérations très coûteuses qui nécessitent des moyens matériels et humains très importants. Le rôle dévolu aux petites et grosses réparations est de repousser le plus longtemps possible ces renouvellements. Pourquoi remplacer les matériaux alors que leurs coûts semblent élevés ? L’usure des rails ou des traverses ne saurait être uniforme sur une portion de voie donnée. La constitution interne de chaque rail, le comportement des traverses portant ces rails et la consistance des sols qui supportent le poids des convois font de chaque mètre de voie un cas particulier. Un défaut peut donc apparaître sur un rail ou une traverse alors que le rail suivant ou la traverse la plus proche est sain Il est donc plus économique de ne remplacer que la partie défectueuse. Le coût de remplacement du matériel n’a aucune commune mesure avec le renouvellement ou avec un incident que le mauvais état de ce matériel pourrait entraîner. |
| Last Updated on Friday, 02 July 2010 12:08 |






